Les opérations mentales aux XVIIe et XVIIIe siècles

, par Valérie Marchand

  • La philosophie de l’esprit, au XVIIe et au XVIIIe siècles, se propose d’étu- dier les actes par lesquels l’esprit « opère ». La « logique » ou théorie de la connaissance qu’elle déploie n’est donc pas dépourvue de pragmatisme. Concevoir, juger, raisonner, croire, percevoir, ou ressentir c’est faire. En rendre raison c’est donc prêter attention à l’expérience même de ces opé- rations mentales. Une fois ce constat posé, toutefois, il reste d’abord à comprendre comment les auteurs ont pu, chacun d’une manière qui leur est propre, mener une telle entreprise, parfois en souscrivant à une phi- losophie des idées ou à une logique déductiviste, souvent en la repensant ou en la subvertissant. Il faut également relever le risque sceptique d’une approche qui prétendrait se limiter à décrire la pratique du jugement, qu’il s’agisse du jugement naturel, de la capacité naturelle de juger, ou d’appliquer des règles ou encore de l’acte qui doit relier des idées dans une proposition. Une part des intervention sera consacrée à des auteurs bri- tanniques, dont certains furent épinglés sous le titre kantien d’empirisme mais dont la profession de s’en tenir à la seule expérience a toujours aussi le sens fondamental qui vient d’être dit : s’en tenir à l’expérience de la pra- tique du jugement. Une seconde part sera consacrée aux auteurs qui ont pu se faire les critiques des premiers, tout en conservant le souci de prêter attention à cette pratique. S’il doit apparaître que l’opposition entre empi- risme et rationalisme est insuffisante pour rendre justice à la fécondité de ces divers auteurs, il est alors nécessaire de mieux qualifier cette expé- rience de l’esprit diversement mise en évidence par les uns et les autres.
  • Organisation : Claire ETCHEGARAY et Luc PETERSCHMITT
  • Le descriptif et le programme du colloque sont en ligne sur ce lien.

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